FFAM - Fédération Française d'Aéromodélisme

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Les catégories d'aéromodèles

Dans l’univers de notre hobby, la grande majorité des aéromodèles télépilotés ont des caractéristiques (masse, cylindrée, puissance...) qui les dispensent de document officiel spécifique pour autoriser leur navigabilité. Ces aéromodèles appartiennent ainsi à la catégorie A.

D’autres aéromodèles, n’appartenant pas à la catégorie A, sont alors dits de catégorie B et ont besoin d’une autorisation particulière pour pouvoir évoluer. L’organisme compétent pour statuer sur cette autorisation est la DGAC (Direction Générale de l’Aviation civile), qui opère par délégation du ministère en charge de l’aviation civile. Cette rubrique fédérale dédiée aux aéromodèles de catégorie B, précise ici l’ensemble des conditions d’appartenance et les autorisations qui leurs sont propres.


 


Pour tous renseignements complémentaires vous pouvez adresser un mail à categories.b@ffam.asso.fr.

Les modèles de catégories A et B sont décrits dans les textes officiels comme des aéronefs sans équipage à bord (Cf Arrêté du 3 décembre 2020 relatif à l’exploitation d’aéromodèles au sein d’associations d’aéromodèlisme en application du règlement d’exécution (UE) 2019/947).


Qu'est qu'un aéromodèle
de catégorie B ?

Les caractéristiques qui distinguent les Cat A des Cat B sont résumées dans les tableaux ci-dessous :

Catégorie A Catégorie B
  • Masse inférieure à 25 kg
  • Moteur thermique : cylindrée totale ≤ à 250 cc
  • Moteur électrique : puissance totale ≤ à 15kW
  • Turbopropulseur : puissance totale à 15 KW
  • Réacteur : puissance totale ≤ à 30 daN ou avec un rapport poussé / poids à vide ≤ à 1,3
  • Aéronefs sans équipage à bord ne respectant pas les caractéristiques de la catégorie A
Aérostats
  • Masse totale de gaz en bouteilles embarquées ≤ à 5 kg


Lorsque l’on parle de masse inférieure ou égale à 25 kg, il faut considérer la masse structurelle de l’aéronef en ordre de vol (donc équipé de tout son matériel RC) à laquelle il faut ajouter les charges additionnelles embarquées. Dans ce registre il convient évidemment de prendre en compte la totalité du carburant pouvant être contenu dans le(s) réservoir(s) dédié(s), les artifices supplémentaires (armement factice, réservoir additionnel...) ainsi que tous les éventuels produits/éléments largués durant le vol (fumigène, eau, parachutistes, bonbons, etc.). Ainsi un aéromodèle d’une masse de 24,9 kg sans carburant sera au-dessus de la limite fixée à 25 kg après avoir fait le plein. Il sera donc naturellement classé en catégorie B.


Quelques exemples :

  • Coté motorisation, un aéromodèle de 23 kg en ordre de vol avec le plein de carburant équipé d’un moteur thermique de 170cc, est une Catégorie A. Si ce même modèle était un jour remotorisé par un 270cc, il deviendrait alors immédiatement un engin appartenant à la Catégorie B !
  • Un jet de 9 kg à vide (donc sans le plein de carburant) motorisé par un réacteur de 13 daN de poussée est un modèle de catégorie B. En effet, son rapport « Poussée / Poids à vide » (ici 13 daN / 9 kg = 1,44) est supérieur à 1,3. A exactement 10 kg, ce même jet affiche alors un ratio égal à 1,3 et rejoint ainsi la Catégorie A.


Du coté des différents organes électriques liés à la partie RC, un aéromodèle de Catégorie B doit satisfaire à un minimum d’exigences. Une redondance du côté de la réception et des accus d’alimentation sont ainsi obligatoires. L’ajout d’une interface de puissance (communément appelé Powerbox) est aussi à prendre en compte dans l’équipement. Le dimensionnement des sections de câbles et les caractéristiques des servos moteurs devront également être en cohérence avec le modèle et son domaine de vol. Coté programmation un (ou plusieurs) « failsafe » devront être paramétrés selon le type de modèle.